La douceur est souvent prise pour de la faiblesse, de la mollesse. Quelqu'un de doux est souvent perçu comme une personne qui cède facilement , se retire, fuit les débats.

Être doux ne veut cependant pas dire faire des compromis, au contraire, la douceur exige souvent beaucoup de force car il faut savoir dire non à notre orgueil ou à l'envie de se battre avec celui qui nous offense.

La douceur n'élude pas le débat mais elle le mène de façon désintéressée. L'homme doux est serein et confiant, il n'a rien à prouver et n'a pas besoin d'impressionner qui que ce soit.

À la lumière de la Bible, nous devons nous interroger à savoir si nous sommes assez forts, assez confiants, pour agir avec douceur.

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Réponses à cette discussion

Non Francine, car ce sont eux-mêmes qui se condamnent, leur propre coeur les condamne, à cause des paroles qui viennent de lui et qui sortent de leur bouche. S'ils s'étaient jugés eux-mêmes, ils ne se seraient ainsi pas condamnés. Si nous parlons et le disons, c'est bien pour qu'ils reviennent sur eux-mêmes, qu'ils se jugent et qu'ils ne soient ainsi pas condamnés.

Vouloir sauver des âmes n'est pas condamnation mais oeuvre au nom du Seigneur. Si nous nous taisons, ils seront condamnés, c'est parce que nous les aimons que nous parlons, si nous ne les aimions pas, nous nous tairions. Nous n'hésitons pas à nous faire condamner nous-mêmes par autrui (nous en faire mal voir) pour qu'ils soient sauvés.
Jacques avait la véritable douceur, celle qui ne mâche pas ses mots lorsqu'autrui est dans le péché, comme Jésus, afin qu'il s'en détourne et que son âme soit sauvée. Jacques 4 :

"[1] D'où viennent les luttes, et d'ou viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? [2] Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. [3] Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. [4] Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. [5] Croyez-vous que l'Écriture parle en vain ? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous. [6] Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c'est pourquoi l'Écriture dit: Dieu résiste aux l'orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. [7] Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. [8] Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. [9] Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. [10] Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. [11] Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d'un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. [12] Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? [13] A vous maintenant, qui dites : Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons ! [14] Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! car, qu'est-ce votre vie? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. [15] Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. [16] Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos pensées orgueilleuses. C'est chose mauvaise que de se glorifier de la sorte. [17] Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché".

Et voyez comment il s'adresse aux riches dans le chapitre 5, ça c'est de l'amour du prochain, sans hypocrisie.
Mais ce n'est pas à nous de prononcer un jugement. Nous ne voyons pas ce qu'il y a dans le coeur, seul Dieu sonde les coeurs. Et c'est seulement Lui qui est le juste juge.

Or, l'archange Michel, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! (Jude 1:9)
Oui, je suis d'accord avec Francine... Notre devoir, en tant que Chrétien, n'est pas de juger les autres, en prononçant une parole de condamnation, mais seulement de les avertir du péché, pour éviter qu'ils n'y tombent ! Jean-Baptiste doit être notre modèle : il condamne clairement le péché, mais pas les pécheurs, sur lesquels il garde toujours un regard d'espérance... Il ne nous appartient pas de prononcer le jugement (c'est se mettre à la place de Dieu...) mais seulement de garder l'espérance sur le pécheur tout en ne faisant pas de compromission avec le péché. Si le Christ est "dur" avec les pharisiens, ce n'est pas parce qu'il les sait condamnés, ou parce qu'ils sont "enfants du diable", faute d'oreilles pour entendre et comprendre (ses Paroles), mais c'est parce qu'ils sont "aveugles" : ils jugent les autres (ils ferment aux pauvres de coeur et d'esprit la porte du Royaume) en ne voyant pas leurs propres péchés. Le Christ retourne contre eux le jugement qu'ils portent sur les autres, c'est-à-dire que la violence du Christ n'est en fait qu'une contre-violence destinée à démasquer la violence dont les pharisiens font eux-mêmes preuve à l'égard de ceux qui tombent sous leur jugement et leurs critiques. Bref, la violence du Christ est ici une violence "pédagogique" (elle offre aux pharisiens une image de la violence dont ils font eux-mêmes preuve) destinée à illustrer l'affirmation suivante : "c'est à la manière dont vous jugez les autres que vous serez vous-mêmes jugés".
Bien fraternellement en Christ
Tous les apôtres l'ont pourtant fait, lorsque Paul dit : "qu'il soit anathème" il juge et condamne, il sera donc condamné "anathème" Charles-Eric ? lorsque Jean-Baptiste dit "races de vipères", il juge que ce sont des races de vipères, sera t'il jugé "race de vipères" Charles-Eric ? pour quelle raison ils ont eu droit de le faire ? parce que l'un est apôtre, l'autre prophète, ils ne parlaient pas d'eux-mêmes mais selon l'Esprit, selon ce que Dieu leur demandait de dire.

Cela, vous ne voulez pas l'entendre (quand je dis "vous" c'est plusieurs mais pas tous), mais si un jour vous entendez l'Esprit Saint vous parler et vous dire de parler en Son nom, savoir Jésus-Christ car l'Esprit Saint ne parle pas de lui-même, vous l'entendrez. Ce qui est totalement anormal de nos jours et qui devrait vous faire vous retourner sur vous-mêmes, vous faire vous poser des questions et vous juger vous-mêmes (comme tu avais si bien commencé dernièrement Charles-Eric), c'est que tous les chrétiens disent avoir l'Esprit Saint, mais aucun d'eux ne semble l'entendre, ils reçoivent un Esprit Saint muet et ne se posent pas de questions. Personnellement, je trouvais cela très inquiétant, j'ai prié avec insistance le Seigneur de me le donner, lui disant "pourquoi je ne t'entends pas ? j'ai observé tout ce que tu as prescrit, alors pourquoi ?". J'ai encore dû patienter, m'effaçant totalement, je n'existais quasiment plus, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, toute petite, sans volonté, seule faire celle de l'Evangile comptait. Alors Il me l'a donné son Esprit Saint, et vous pouvez me croire que ce jour là est infiniment marquant, une date que l'on oublie jamais lorsque Dieu parle. Pour Le recevoir, il faut que notre "moi" diminue, jusqu'à être crucifié en Christ, afin que Lui grandisse.

Quand Jacques dit aux riches : "vous avez condamné, vous avez tué le juste", quand Pierre dit "ces gens-là sont des fontaines sans eau, des nuées que chasse un tourbillon : l'obscurité des ténèbres leur est réservée", le font-ils de leur propre chef ou le font-il selon l'Esprit Saint ? Quand vous saurez ce que signifie marcher selon l'Esprit, avec l'Esprit, parce que l'Esprit Saint du Fils ainsi du Père est dans notre coeur, vous comprendrez, pas avant.

Lorsque quelqu'un vient à vous en vous disant de prendre garde, parce que le dogme de la trinité est anti-Evangile et il l'est car il est doctrine étrangère à l'Evangile, comme a dit Jean "quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu, celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils", vous ne supportez pas de l'entendre. Lorsque l'on vient vous le dire, non pas de nous-mêmes, mais envoyés par l'Esprit et parlant selon l'Esprit, vous ne le supportez pas pour des raisons bien particulières à chacun, mais qui ne visent aucunement à glorifier Dieu. Alors nous mettons du sel dans nos paroles, nous les assaisonnons exactement selon ce que Dieu désire, et non pas selon ce que nous désirerions si nous avions encore un "moi" charnel.

C'est ainsi bien exactement ce que nous faisons Charles-Eric, les propos que nous tenons sont une contre-violence destinée à démasquer votre propre violence quant à défendre ce dogme, c'est vous offrir une image de la violence dont vous faites preuve vous-mêmes, mais que vous ne voyez ni n'entendez.

Entre celui qui défend l'Evangile au trait de lettre et au iota près, et celui qui défend une doctrine étrangère à l'Evangile, à qui croyez-vous que Dieu donne raison ? Avec lequel et en lequel croyez-vous que Dieu est ?

Chacun est responsable de lui-même devant Dieu, de ses paroles, mais celui qui parle selon l'Esprit ne sera pas jugé, il a déjà été justifié, tandis que celui qui parle de lui-même passera en jugement, ses propres paroles l'auront déjà jugé et condamné. Qu'il se voie et voie qu'il a encore un "moi" charnel, non spirituel qui résiste à l'Esprit, qu'il fait la volonté de ce "moi" parce qu'il n'a pas renoncé totalement à lui-même, à sa propre vie, afin d'en trouver une nouvelle en Christ, afin de parler selon l'Esprit.

En vérité Charles-Eric, il ne te plait pas que je trouve un terrain d'entente avec Francine, et tu viens à nouveau diviser car les trinitaires, tu veux les garder. Puisses-tu savoir ce que tu fais.
Alors je suis de ceux-là Bernadette. Car je crois en la trinité. Tu dis que nous avons Babylone la grande sur le front, moi je dis que ce que nous aurons sur le front sera Son nom et le chant que chanterons ensemble tous les rachetés sera le cantique de Moïse et le cantique de l'Agneau.

Je t'aime ma soeur avec la tendresse de Christ.
Parce que tu n'as pas encore connu ni le Père ni le Fils Francine, il te faut renoncer à ta propre volonté et rechercher la volonté de Dieu seul. Je sais que c'est un passage difficile et qui fait peur car nous craignons de nous retrouver seul au monde, isolés de tous puisque tous les chrétiens (ou presque) y croient de nos jours au dogme de la trinité, mais les promesses de notre Seigneur sont véritables.

Celle qu'il a faite à ses premiers apôtres est encore véritable aujour'd'hui car il ne change pas : "je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous" Jean 14, 18 à 20. Crois-y si tu Le préfères à ta propre vie, car c'est ce jour là que tu auras la vie éternelle.

J'ai aussi résisté à l'Esprit, je n'oublie pas d'où je suis tombée, mais il a été plus fort que moi, et Dieu merci. Je lui résistais quant à lire l'Evangile de très près, Il m'y a poussée, et Dieu merci pour l'éternité. C'est en l'Evangile seul que se trouve la Vérité, ensuite, lorsque nous y avons vraiment cru, au trait de lettre et au mot près, nous recevons l'Esprit de Vérité, l'Esprit de Christ, le Fils dans notre coeur vivant et parlant.

Si vous vous convertissiez au seul vrai Dieu (qui est Esprit) et à celui qu'Il a envoyé, Jésus-Christ, vous connaîtriez Dieu et vous ne chercheriez plus la vérité, vous sauriez, puisque vous l'auriez en vous, l'Esprit de Vérité du Christ, la vie éternelle.

Si je dis que vous avez Babylone la grande sur le front, c'est que Dieu vous demeure "mystère", "sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre", elle empêche de connaître Dieu, en Esprit et en vérité, à cause de ce qu'elle en déclare et qui séduit. Ceux qui sont séduits par des propos d'hommes sont infidèles à Dieu, c'est l'adultère de l'esprit de l'homme envers l'Esprit de Dieu, du coeur de l'homme envers le Coeur de Dieu, sa Parole. Je t'aime avec l'amour de Christ, ma soeur.
Lorsque tu blesses un de mes frères, tu me blesses aussi car tout le corps de Christ en est affecté.

Mais je t'aime sincèrement malgré tout ce que tu peux dire.
Que Dieu te bénisse ma soeur
xx
Chère soeur, reconnais que vous l'avez cherché vous-mêmes. Si vous aviez cherché Dieu, si vous aviez cru en Sa Parole bien avant que de croire dans des paroles d'hommes, vous l'auriez trouvé, et nos discussions ne seraient pas, car tous, vous connaîtriez le Seigneur, personne n'enseignerait plus son frère ou sa soeur, car tous le connaîtraient.

Je ne veux pas te blesser, mais n'oublie pas que chacun récolte ce qu'il a semé, croire dans les hommes, ce n'est pas croire en Dieu. Dieu châtie ceux qu'Il aime, pour leur bien, pas pour leur mal. Le Corps du Christ n'est pas blessé par mes mots, c'est vous qui Le blessez par votre croyance dans un dogme étranger à l'Evangile.
Que Dieu t'éclaire. Soit bénie. xxx
Chère soeur,
Je ne comprends pas les accusations que tu profères à mon encontre : tu dis que je veux "garder les trinitariens avec moi" ? Pour ma part, je ne cherche à convaincre personne... Je crois en la Trinité uniquement dans la mesure où je crois que ce "dogme", comme tu le dis, est "biblique". Si quelqu'un me démontrait qu'il ne l'est pas, je cesserai d'y croire : c'est aussi simple que cela ! Mais j'avoue ne pas avoir été convaincu par tes explications à ce sujet, car la distinction du Père et du Fils est pour moi une sorte d'évidence, même si je te concède, comme je l'ai déjà fait, que le statut de l'Esprit Saint demeure pour moi une "énigme", car tu m'as fait douter qu'il s'agisse bien d'une "personne". Je pense désormais qu'il s'agit plutôt de l'Esprit du Père qui nous est envoyé au nom du Fils. Mais je n'ai pas de certitude à ce sujet... et contrairement à toi, je ne pense pas que notre salut se joue sur cette question à laquelle tu sembles accorder à mon sens une importance "démesurée". Pour moi, le salut se joue plutôt sur la foi en l'oeuvre du Christ accompli sur la Croix pour l'expiation de nos péchés.
Si j'ai dit qu'il y avait chez toi des tendances "gnostiques" (j'en suis de plus en plus convaincu : ne le prends pas mal, je ne veux pas te blesser, mais seulement t'éclairer...) c'est parce que tu places la "connaissance de Dieu" ("gnosis" en grec) au-dessus même de la foi, de l'espérance et de la charité. Or je crois, pour ma part, que la "connaissance de Dieu" est inséparable de l'amour : pour connaître vraiment quelqu'un, il faut l'aimer. Idem pour Dieu : pour connaître Dieu, il faut l'aimer, même si l'amour de Dieu est inséparable de l'Esprit Saint répandu dans notre coeur, et qui nous donne accès à cette connaissance intime et personnelle de Dieu.
En outre, je pense que l'autorité du Christ et des apôtres, qui explique parfois la "dureté" de certaines de leurs paroles est liée à la mission même qui est la leur : ils instituent la vérité et ont reçu de Dieu l'autorité pour le faire ! Mais il n'y a eu que douze apôtres, qui sont les fondements de l'Eglise véritable, et c'est pourquoi la révélation est close avec la mort du dernier apôtre... Depuis, il y a d'autres missions dans l'Eglise véritable (il y a des docteurs, des prophètes, etc...) mais plus d'apôtres chargés d'instituer la vérité par leurs paroles.
En disant que l'Eglise n'a pas besoin de docteurs (ou d'enseignants, cela dépend des traductions...) tu te trompes et tu entres en contradiction avec ta propre pratique. D'une part, les enseignants sont "nécessaires" pour interpréter la Parole de Dieu : ils sont chargés et mandatés pour le faire, parce qu'ils sont conduits et guidés par l'Esprit Saint. Les enseignants peuvent certes se tromper (et c'est pourquoi il existe des "faux-docteurs", dont Jacques dit qu'ils seront jugés plus sévèrement que les autres...) mais cela ne disqualifie pas pour autant leur fonction ! En outre, les brebis du Christ, parce qu'elles ont reçu elles aussi l'Esprit Saint, sont aptes à juger si l'enseignement des docteurs est conforme où non à la saine doctrine : elles ne peuvent donc pas se laisser égarer par la voix d'un étranger ! Le croire, c'est douter de la Parole de Dieu... Si donc j'égare mes frères et soeurs en préchant la Trinité, comme tu le prétends, tu n'as pas d'inquiétudes à avoir : elles ne se laisseront pas tromper si elles sont nées de nouveau et si elles ont reçu l'Esprit Saint !!! Mais je n'ai nullement cette prétention, car je n'ai pas la vocation d'enseignant ou de docteur. Simplement le désir de partager la Parole avec mes frères et soeurs en Christ, et de bénéficier aussi de leurs lumières pour mieux la comprendre : c'est la raison pour laquelle je suis sur ce site...

Je n'ai pas eu, au sujet de la Trinité, je l'avoue, les révélations "particulières" que tu sembles avoir eues. Simplement, je me méfie des révélations particulières, car on ne peut jamais être certain qu'elles viennent de Dieu, si elles ne sont pas confirmées par la Parole. Si le catholicisme me semble avoir dévié, c'est précisément pour avoir davantage cru en des révélations privées qu'en la Parole de Dieu elle-même ! Je suis donc prêt à écouter ton discours à ce sujet, que je ne cherche nullement à disqualifier... Mais je voudrais que tu le fasses "bible en main", et non en t'appuyant sur une "connaissance de Dieu" que tu posséderais (et pas nous...), car la Parole de Dieu est pour moi la seule source de vérité infaillible ! Or jusqu'à maintenant, Bernadette, tu n'as pas répondu clairement aux objections qui t'ont été faites sur la distinction du Père et du Fils. Réponds clairement à toutes ces objections et nous te suivrons alors... mais pas avant !
Sois bénie en Christ, chère soeur...
Cher frère,

Tu confortes les trinitaires dans le dogme de la trinité, les conforter, c'est vouloir les garder de ton côté alors que tu n'es sûr de rien, au fond. Penses-tu sincèrement, au regard du nombre de pages que contient l'Evangile, que s'il y avait eu quelque chose à ajouter sur Dieu, sa Personne, les premiers apôtres ne l'auraient pas fait ? Tous ont été clairs concernant la Personne de Dieu, argumentée quant aux quatre évangiles des propos même de Jésus entre guillemets, on ne pouvait mieux faire. Dans l'Evangile, Jésus dit constamment : le Père et moi, lorsqu'il parle du Père, il parle du Saint Esprit, parce que Dieu est Esprit et Dieu est Saint. Lorsqu'il en parle en employant les mots "Saint Esprit", c'est pour leur dire que lorsqu'ils Le recevront, ils Le connaîtront Lui, et ils connaîtront ainsi le Père.

As tu lu les réponses que j'ai faites à Chiranne dans le sujet concernant l'anathème de Branham ? et la première intervention que j'ai faite dans ton sujet sur la trinité, sous l'argumentaire de Micheal ? Je ne peux pas être plus claire et me répéter constamment. Bien sûr que la distinction du Père et du Fils est une évidence, puisque je te l'ai déja écrit : ce qui est né de l'Esprit est esprit et ce qui est né de la chair est chair ; l'Esprit n'est pas la chair et la chair n'est pas l'esprit. Il y a donc distinction "de genre", c'est même l'unique raison pour laquelle Dieu le Père devient Fils de Dieu le Père, Fils de lui-même, du Saint Esprit, puisque Dieu est Esprit. Dans la chair, il n'est pas Dieu mais Fils de Dieu, Fils de l'homme, une fois ressuscité, il est l'unique Personne qui soit Dieu, d'où la reconnaissance de Thomas : Mon Seigneur et mon Dieu !

Oui Charles Eric, l'Esprit Saint est l'Esprit du Père, l'Esprit de Dieu, qui d'incréé se créée lui-même. Comprends tu ce que signifie "le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne" ? Hébreux 1, 3, l'empreinte de la Personne du Père, dans la chair, en "relief", la Personne même qui dîna avec Abraham. Il n'y en a pas deux ni trois, mais une seule, le Fils est l'empreinte de la Personne du Père, comme "moulé" dans la chair, Personne créée par le Dieu invisible, l'Esprit ainsi la Parole, ce que Dieu est, omniprésent, omnipotent, tout a été créé par Lui dont Lui-même, d'incréé, créé : le premier né de toute la création. Je te fais remarquer au passage que si Abraham a pu le voir, Moïse ne l'a pas pu, la gloire même du Père, l'invisible, aucun homme ne peut la voir sinon en Esprit, comme aucun homme ne peut voir son propre esprit et sa parole.

Le salut se joue par le fait d'observer tout ce que Jésus a prescrit ou de ne pas l'observer, personne ne doit se leurrer en pensant qu'il n'y a rien à faire pour être sauvé sinon que de croire. N'oublie pas que lorsque les apôtres lui ont demandé qui pourra être sauvé, tant les conditions leur semblaient impossible à réaliser, il a répondu qu'à l'homme, c'est impossible, mais qu'à Dieu, c'est possible. Car en effet, lorsque nous renonçons à nous-même et nous chargeons de notre croix, si le Christ ne nous tenait pas par la main, ce serait impossible à l'homme. Lorsque nous avons été crucifiés en Christ, notre fardeau devient léger et notre joug facile à porter, puisque nous ne faisons plus rien de nous-même n'ayant plus de "moi", c'est Lui qui accomplit les oeuvres, nous ne nous soucions plus de rien, sinon de faire sa volonté.

La connaissance de Dieu est la concrétisation de la foi, si nous n'avons pas la foi et l'espérance, nous n'avons pas la connaissance de Dieu car nous n'avons pas le Fils, et si nous n'avons pas le Fils, nous n'avons pas l'amour de Dieu, nous n'accomplissons pas les oeuvres de la foi qui la rendent vivante. Ainsi nous reconnaissons ceux qui ont cru à ce qui est écrit en Marc 16, 17 et 18, les oeuvres que le Fils leur fait accomplir.

Reconnais que la foi n'est pas sur la terre parmi les chrétiens, compris ainsi. Mais tu as raison de dire que pour connaître vraiment quelqu'un, il faut l'aimer, idem pour Dieu, il faut l'aimer en Le préférant à soi-même, à sa propre vie, ce que lui démontrent ceux qui ont tout quitté pour Lui lorsque le Père les a attirés à Lui, ils ont perdu leur vie selon la chair pour la retrouver en Lui, une nouvelle vie, selon l'Esprit.

L'apostasie n'a jamais été aussi grande qu'en ce temps, plus personne ne veut revenir à l'Evangile entendu au commencement, lui préférant tout ce qui a pu s'y ajouter. Les chrétiens écoutent des néo-pharisiens, l'histoire se répète constamment, ils ont ajouté à l'Evangile leurs propres préceptes et commandements, institué leurs cultes, n'ayant toujours pas compris que le temple du Dieu Vivant, c'est le Christ, le Corps du Christ. Des enseignants de cette trempe, tous ceux qui ont cru peuvent s'en passer, ils ont Jésus-Christ, c'est vers Lui qu'ils vont, ils entrent à sa suite par la porte dans la bergerie, sans y monter par ailleurs. Tu vois bien toi même que les chrétiens sont comme des brebis sans berger, la plupart cherchent encore le Christ ici, dans une Eglise, là-bas dans un temple de pierres mortes, ils ne le cherchent pas là où il se trouve : au milieu d'eux ; ils ne lui donnent pas la vie, parce qu'ils ne lui donnent pas leur vie. Si les enseignants dont tu parles étaient conduits et guidés par l'Esprit Saint, ils auraient connu Dieu et ne croiraient plus les premiers dans le dogme de la trinité.

C'est juste, les brebis qui ont été attirées par le Père et données à Christ ne se laissent pas tromper par la voix d'un étranger, mais il y en a si peu. Dans mon entourage, je les compte sur les doigts d'une seule main, les personnes qui ont connu Dieu en Esprit et en vérité, elles n'ont pas eu besoin de me faire répéter ce que je leur ai annoncé : elles ont cru aussitôt, et elles aussi ont dit "Mon Seigneur et mon Dieu", d'autant que j'appuie de 1 Jean 5, 20 et 21, et cela leur suffit, il n'y avait pas une once d'incrédulité en elles. L'une d'elle dit souvent : il suffit de lire l'Evangile pour voir.

Je suis sur ce site pour témoigner du Christ vivant en nous, tel qu'en parle Ephésiens, notamment en 3, 13 à 20, pour que ceux qui seront enlevés au jour de la Rédemption se rassemblent, parviennent à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu ensemble, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ. Car il ne faut pas se leurrer, la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité, il faut que le corps corruptible revête l'incorruptibilité, que le corps mortel revête l'immortalité, qu'il soit parfaitement revêtu de Christ, pour être changé en un instant, à la dernière trompette, en corps glorieux de lumière.

Charles-Eric, j'ai fini mon témoignage ici, j'ai tout dit, j'ai répondu à toutes les objections, je sais bien que tout lire est un gros travail tellement j'ai posté, mais réécrire ce qui a déjà été écrit, non. La distinction du Père et du Fils, je l'ai faite, encore à nouveau dans ce message. J'ai lu dans l'Evangile que Dieu était en une seule Personne, Jésus-Christ (dont Jean en 1, 5, 20) ; pour avoir cru, j'ai vu, chacun peut y parvenir à l'identique, c'est juste une question de foi dans l'Evangile, dans l'Ecriture, une foi assortie de l'amour de la Parole de Dieu, une foi pas comme Thomas qui voulait voir avant de croire. C'est Dieu qui convainct, le Saint Esprit.

Je ne suis pas en train de vous dire que je pars de ce forum, mais je ne me répèterai pas constamment, je répondrai à tel ou tel sujet et c'est tout, dans l'espérance que vous allez tous reconnaître Dieu en Jésus-Christ, ainsi Le connaître.
Soit béni en Christ, cher frère.
« Car c'est l'amour qui me plait et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes. Mais eux, à Adam, ont transgressé l’alliance, là, ils m'ont trahi » (Osée, chap 6 et versets 6 et 7).

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