La Bible décare que "celui qui est né de Dieu ne commet pas le péché parceque la semence de Dieu habite en lui et il ne peut pécher puisqu'il est né de Dieu ." Cependant ,il arrive malheureusement de constater l'impuissance de certains chrétiens face au péché .Qu'en dites-vous ? Le chrétien peut-il pécher ?

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Réponses à cette discussion

Salut LAMBOT.Je suis très impressionné par l'appréciation que vous avez faite de mon sujet "Le chrétien et le péché".En effet ,plusieurs comportemnts dans les églises m'ont amené à cette interrogation.Car,je pense bien comme vous qu'il peut arriver que le chrétien pèche .Seulement,il doit pas se complaire continuellement et volontairement dans le péché .Malheureusement,j'ai vu des doctrines qui enseignent que le chrétien ne peut plus et ne dois plus pécher du tout .J'ai voulu avoir l'avis de plusieurs personnes car dans mon ministère de cuir d'âme ,j'ai vu la foi de plein de chrétiens s'effondrer le jour où il leur est arriver de céder au péché qui leur tenais captifs.
En tout cas j'ai aimé votre appéciation et je vous laisse mon e-mail pour un enrichissement véritable de nos échanges :traoredoh@yahoo.fr
c'est de Jean et ce n'est pas le plus facile a comprendre

mon avis est que le chretien ne se complait pas dans le peché
c'est cela qui fait la difference
je trouve que Miguel Nawa reponds de façon tres juste a ta question
vraiment je suis impressionné
Je bénis le nom de notre seigneur Jésus-Christ pour la réponse que chacun de vous a pu apporter à ma question.J'avoue qu'avec vos différentes explications et interprétations ,cet équivoque est levé désormais dans mon esprit .Je retiens ceci de vos points de vue :
-Le chrétien n'est pas à l'abri du péché
-Le chrétien ne doit pas se complaire dans le péché
-Nous ne pouvons pas prétendre à la perfection de la nature sainte de Dieu.cela ce sera au ciel.
Mais de tous vos commentaires je suis surtout impressionné par l'analyse faite par Miguel Nawa.Il a touché un peu à toutes les facettes de la question de sorte que l'on n'a plus tellement de questions à se poser et je bénis Dieu pour son Ministère.
J'aurai encore d'autres sujets sur lesquels j'aurai besoin de commentaires divers mais d'ici là je me dispose à échanger pour notre édification commune avec quiconque veut approfondir ses échanges avec moi .voici mon e-mail:traoredoh@yahoo.fr
Ce que j'ai le plus aimé dans l'intervention de Miguel ,c'est le renvoi au sens grec du verset principal de cette discution .Oui,Jean voulait effectivement dire que le chrétien ne doit plus pratiquer continuellement le péché .
Merci homme de Dieu et soyez bénis .
Merci également à vous tous qui avez apporté votre contribution .
Je tiens à remercier Dieu de son amour pour l'humanité, car lorqu'il me regarde moi qui est pécheur, il me voit à travers le sang précieux de son fils jésus, qui intercède à la droite du Père pour ses enfants. Qui les condamnera ?
Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 1 Jean2:1
Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! (Romains 8:34)

O Dieu ! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne ...(Psaume 51 :12-14)

L'ivrogne est souvent regardé avec mépris on lui déclare que son péché l'exclura du royaume des cieux, et que la prostitué sera condamné pour son trafic d'ames.
Mais on est souvent moins sévère envers l'orgueilleux,l'égoisme, et celui quiconvoite, tout ces pechés son parfois caché l'oeil , c'est ce qui arriva avec Lucifer l'orgueil grandi dans son coeur et il ne pu faire marche arrière.

Jésus-Christ est le seul qui peut mettre dans nos coeurs l'horreur du péché. Chacque aspiration vers la vérité et la pureté, chaque conviction de notre péché, est une preuve de l'opération du Saint-Esprit sur nos coeur.
Quelle n'est pas la noirceur du péché, puisqu'il a fallu un tel sacrifice pour la rédemption de l'humanité. Tout cet amour pour nous,toutes ces souffrances parce qu'il nous aimait, toute cette humiliation à la croix, étaient-ils nécessaires, pour que nous ayons la vie éternel !

Les principes de la loi divine, qui est le reflet de son caractère, Amour de Dieu et de son prochain, furent parfaiterment illustrés dans la vie du Sauveur . C'est en contemplent Jésus-Christ que des rayons émanant du ciel descendent sur nous, que nous nous rendons compte de la noirceur du péché. C'est alors que nous compredrons que note justice est comme un linge souillé, et que seul le sang de Jésus peut nous purifier de la souillure du péché et transformer nos coeurs à sa ressemblance. Si seulement on le laisse entré.
On se demandera, mais qu'es-ce que le chrétien et le péché !
Quel rapport y a t'il entre la lumière et les ténèbres!
Entre l'obéissance et la transgression!

Le chrétien est celui qui a accepté gratuitement le don de Dieu, qui est le sacrifice du Christ en notre faveur.
La mort du Sauveur, a payer les exigences de la Justice de Dieu, qui est la désobéissanse à la loi d'amour.
À la croix la justice et la grace se sont rencontrées dans le nom de Jésus.
Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Actes 4:12. Oui, ètre sauvé du péché et de la condamnation du péché qu'est la mort éternelle.

Mais qu'es-ce que le péché, pour que nous méritions cette mort ! Voici ce que Jean le bein-aimé nous dira sous l'inpiration du Saint Esprit... Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. 1Jean 3:4
Paul sous l'inpiration nous dit. Or, le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi. Romains 5:13

Alors il faut en conclure, Adan et Ève on bien transgrssé la Loi d'Amour pour que Jésus aie à s'offrir en sacrifice.
Loi d'amour et de liberté, loi spirituel, reflet du caractère de Dieu, empreinte de sa personne. La loi de Dieu n'a jamais eu comme but le moyen du salut pour le pécheur. Elle est plutot une démonstration de l'amour du Père.

Paul dira plus tard au peuple Juif, aux juifs convertis, aux paiens devenus chrétiens, que la loi vous a montré ce que vous faites de mal aux de Dieu et de votre prochain et que c'est ni par vos oeuvres que vous serez jusjifié devant Dieu
mais plutot par les mérites de Jésus-Christ notre Sauveur.


Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté. Jacques 2:12
Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture... Jacques 2:8
Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté... Jacques 2:1 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré,
n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. Jacque 1:23-25.

Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Galates 3:24. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi. Romains 3:31

Ici le mot pédagogue dans Galate signifie: enseignant, éducateur, surveillant. On pourrait dire comme la traduction
Grec/Francais: Que la loi nous a enseigné,éduqué,surveillé, pour nous conduire à Christ.
Et c'est ce quelle fait toujours.

Le chrétien est lié aux Christ par des liens indissolubles,le sang du Sauveur est la personne mème du Père.
C'est lorsqu'il détourne son regard de Jésus, que le chrétien s'éloigne de la source de vie, et qu'il pèche.
Notre victoire est en Christ, la justice du Christ n'est un manteau destiné à couvrir nos péchés, c'est un principe de vie qui transforme notre caractère et dirige notre conduite. La sainteté consiste à se consacré entièrement à Dieu; c'est une soumission totale du coeur, un abandon complet de la vie aux principes du ciel.
oui le chrétien peut pécher et plus nous essayer de nous rapprocher de D.ieu plus nous sommes tenter ! Mais avec les armes de D.ieu nous pouvons nous battre contre Satan ! Si nous péchons, revenons vite à Jésus et demandons lui pardon de tout notre coeur ! ET Puis Evitons de nous laisser séduire en reconnaissant toujours d'avantage que Jésus est notre seul Roi !

Franck Delon
J'allais apporter ma petite contribution à la discussion mais je vois que Michel Nawa a vraiment fait le tour de la question..
j'adhère à tout ce qu'il dit..c'est vrai que souvent nous devons nous reporter au texte original en grec..c'est ainsi que j'ai appris que dans le verset " demandez et vous recevrez, frappez et on vous ouvrira etcc.." en français le sens est d'une action unique..en fait il existe un temps grammatical grec qui n'existe pas en français mais bien en anglais.."la forme progressive" et on doit donc lire " persistez à demander et vous recevrez, persistez à frapper et on vous ouvrira"..
je crois qu'en toutes choses..et en particulier dans la Parole, pour aider à la compréhension, il faut d'abord remettre les choses dans leur contexte..cela évite les mauvais compréhensions..
Que le Seigneur vous bénisse.
Chèr Frère,
Je n'ai pas lu toutes les réponses faites, et je m'en excuse auprès de tous.
Ce que je crois est ceci :
Le chrétien ne peut pécher.
Le chrétien est pécheur.
C'est notre nature tant que nous serons sur terre. Que nous a promis le Seigneur ? Lorsque nous quitterons cette terre, avec notre corps corruptible, nous revêtirons l'incorruptibilité, un corps plus blanc que neige ! Pourquoi ? tout simplement parce que nous serons alors trouvés juste devant lui. Comment? En ayant simplement suivit sa volonté et ayant durant notre vie terreste lutter et combattu contre le péché qui colle si facilement à notre peau !
Nous sommes pécheurs parce que nous ne sommes pas Dieu, mais Dieu dans son immense amour nous a donné son Fils Jésus qui lui-même s'est donné sans condition pour que dans le cas où nous reconnaissions notre condition de pêcheur nous donne accès au trône de la grâce de Dieu !
Oui, nous sommes chrétiens et nous nous efforcons chaque jour de notre vie ici bas de ne pas commettre de péché ce qui nous est impossible, mais ce qui nous est possible est de refuser le péché et de nous approcher de Jésus, repentants, et de lui demander de nous aider tout au long de notre vie de ne pas accepter le péché ni de compromis qui pourraient nous conduirent à commettre un péché. Et l'Esprit Saint nous aide discerner ce qui est bon et édifiant et ce qui et mauvais et qui peut nous nuire. Comment? en passant du temps dans la prière et parfois nécessairement dans le jeûne et la prière, nous devons suivre ce que l'Esprit nous dit, par notre conscience souvent et au plus profonds de notre coeur. tout simplement.
Que le Seingeur nous bénisse tous et puisse-t-il nous conduire dans la sanctification à tous!
Marie
- Merci Seigneur de me réconforter par la découverte de ce site et surtout des réponses de Miguel N -

J'oserais même dire qu'il faut passer par le péché (sans s'y complaire, on est tous d'accord), il faut apprendre à accepter le "péché" que Dieu nous donne pour nous faire grandir dans sa divine Lumière. C'est une terrible épreuve (que St-Jean a vécu), mais il ne faut jamais perdre de vue que toute épreuve nous est donnée pour renforcer et augmenter notre foi en Lui.
Toujours se rappeler de remettre au Christ Jésus notre péché - personne d'autre que LUI ne peut le recevoir - afin qu'il nous en délivre et qu'il le transforme en Amour propre et que notre âme entière soit purifiée dans la Volonté de Dieu le Père.

Ce que j'écris plus haut, par exemple, est à mes yeux d'homme encore un péché qui pousse ma conscience à de telles questions comme : ne vais pas déranger les consciences de ceux qui n'ont pas encore les yeux du coeur ? Ne vais-je pas contribuer à perdre leur âme et la mienne ? ... Pour le savoir, il faut prendre le risque ! MAIS en priant Jésus Christ de transcrire ces écrits dans le coeur de chaque Homme en fonction de ce qu'il peut accepter. Alors je SAIS qu'aucune âme n'est et ne sera perdue car le Christ a fait La Promesse de nous sauver tous !

Par Jésus Christ, Notre-Seigneur
cela fait un certain temps que je me pose également la question face à ce verset. Deux doctrine s'offre donc à nous, on peut péché mais pas habituellement ou on ne peut pas. Honnetement je ne sait quoi pensé, nous somme dans un monde de tolérance ou le mal devient bien et le bien mal. Ne somme nous pas entrain de nous trouver des excuses ? et vu les fruit de cette doctrine actuel, vit t'on la présence de Dieu au quotidien ?
je vous laisse donc pour ceux que sa intéresse la doctrine de John Wesley, grand revivaliste des années 1800 au fruit incontestable, sur le sujet.



Les marques de la nouvelle naissance
par John Wesley



Sermon de John Wesley sur les signes d'un véritable nouvelle naissance.
Amen, Seigneur Jésus! Que celui qui préparera son coeur pour rechercher de nouveau Ta face, reçoive cet Esprit d'adoption et puisse s'écrier: "Abba, Père!"

II en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit (Jean 3:8).

Quel est l'état de tout homme qui est "né de l'Esprit", -- né de nouveau, né de Dieu? Que signifient ces expressions: être fils ou enfants de Dieu; avoir l'esprit d'adoption; et que supposent-elles? En quoi consistent ces privilèges? Qu'est-ce que la nouvelle naissance?

Peut-être n'est-il pas nécessaire d'en donner une définition, puisque l'Ecriture n'en donne point. Mais puisque la question est, pour tout fils d'homme, du plus grand intérêt (car il est écrit: Si quelqu'un n'est né de nouveau, né de l'Esprit, il ne peut voir le royaume de Dieu), je me propose d'en indiquer simplement les marques, telles que je les trouve dans l'Écriture.

La première de toutes et le fondement des autres, c'est la foi. "Vous êtes tous", dit saint Paul, "les enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ." (Galates 3;26) "A tous ceux qui L'ont reçu, dit saint Jean, Il leur a donné le pouvoir [gr.: exousian droit, privilège] de devenir enfants de Dieu, savoir: à ceux qui croient en son nom, lesquels [lorsqu'ils ont crul] ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair [par une naissance naturelle], ni de la volonté de l'homme [comme ces enfants que les hommes adoptent et qui n'éprouvent aucun changement intérieur par suite de leur adoption], mais qui sont nés de Dieu." (Jean 1;12-13) Saint Jean ajoute encore, dans sa première épître: "Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu." (1 Jean 5;1)

Mais quelle est la foi dont parlent ici les apôtres? Ce n'est pas simplement une foi doctrinale ou spéculative. Ce n'est pas simplement un assentiment au dogme que "Jésus est le Christ", ni même à tous les dogmes contenus dans notre Credo, ou dans l'Ancien et le Nouveau Testament comme étant dignes d'être crus. Car alors (chose horrible à dire) les démons seraient enfants de Dieu, puisqu'ils ont cette foi. lis croient (et ils en tremblent) que Jésus est le Christ, et que toute l'Écriture, étant inspirée de Dieu, est véritable comme Dieu. Ce n'est point un simple assentiment à la vérité divine, fondé sur le témoignage de Dieu ou sur les miracles; car, eux aussi, ils entendirent le Fils de Dieu, ils le reconnurent pour témoin fidèle et véritable. Ils ne purent se dispenser d'admettre son témoignage, soit quant à Lui-même, soit quant au Père qui L'avait envoyé, Ils virent aussi les oeuvres de Sa puissance, et crurent qu'il était "issu de Dieu". Mais en dépit de cette foi, ils sont encore "dans les abîmes de ténèbres, réservés pour le jugement dernier". (2 Pier.2;4)

Car tout cela n'est rien de plus qu'une foi morte. La vraie, la vivante foi chrétienne, dont on peut dire que celui qui la possède est enfant de Dieu, n'est pas seulement un acte de l'intelligence, mais c'est une disposition que Dieu Lui-même opère en son coeur; c'est la ferme confiance en Dieu, par laquelle il s'assure, qu'à cause des mérites de Christ, ses péchés lui sont pardonnés et qu'il a retrouvé la faveur de Dieu. C'est-à-dire qu'il a commencé par se renoncer à lui-même; que pour être "trouvé en Christ", et rendu agréable par Lui, il rejette toute "confiance en la chair"; que "n'ayant pas de quoi payer", ne se fiant à aucune oeuvre de justice qu'il ait faite, il vient à Dieu comme un pécheur, perdu, misérable, condamné, sans ressources; comme un homme qui a la bouche fermée, et qui est reconnu "coupable devant Dieu". Ce sentiment du péché (que ceux qui médisent de ce qu'ils ignorent appellent, en général, désespoir) joint à une pleine et ineffable conviction que notre salut ne vient que de Christ, et à un vif désir de ce salut, doit précéder la foi vivante, la confiance en Celui qui a accompli la loi par Sa vie et payé notre rançon par Sa mort. Cette foi, par laquelle nous sommes enfants de Dieu, ne se borne donc pas à une simple croyance de tous les articles que nous professons, c'est de plus une confiance véritable en la miséricorde de Dieu, par Jésus-Christ Notre Seigneur.

Un fruit immédiat et constant de cette foi par laquelle nous sommes enfants de Dieu, un fruit qui ne peut en être séparé, non, pas même pour une heure, c'est la puissance sur le péché; -- sur le péché extérieur, quelle qu'en soit la nature; sur toute parole ou action mauvaise; car, partout où le sang de Christ est ainsi appliqué, il "purifie la conscience des oeuvres mortes", -- et sur le péché intérieur; car le sang de Christ purifie le coeur de tout mauvais désir et de tout mauvais penchant. Ce fruit de la foi est décrit abondamment par saint Paul, dans le sixième chapitre de son Epître aux Romains: "Nous qui sommes [par la foi] morts au péché, dit-il, comment y vivrions-nous encore?... Notre vieil homme a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne servions plus le péché... Reconnaissez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus-Christ, Notre Seigneur. Que le péché ne règne donc plus en vos corps mortels, . . . mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez... Car le péché n'aura plus de domination sur vous... Rendez grâces à Dieu de ce qu'après avoir été esclaves du péché, ...vous en avez été affranchis et êtes devenus les esclaves de la justice."

Ce privilège inestimable des enfants de Dieu n'est pas moins fortement affirmé par Saint Jean, surtout en ce qui regarde l'empire sur le péché extérieur. Après s'être écrié, comme tout émerveillé de la profondeur et de la richesse de la grâce de Dieu: "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu! Mes bien-aimés, nous sommes dès à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que quand il paraîtra, nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est " (1 Jean 1;3 sq); iI ajoute peu après: "Quiconque est né de Dieu ne fait point le péché; parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher parce qu'il est né de Dieu." (1 Jean 3;9) "Oui", sans doute, dira quelqu'un, "celui qui est né de Dieu ne pèche pas habituellement". Habituellement! Où prenez-vous ce mot? Je ne le vois point; il n'est point écrit dans le Livre. Dieu dit simplement: "Il ne fait point le péché." Et toi, tu ajoutes, habituellement! Qui es-tu pour corriger les oracles de Dieu, pour "ajouter aux paroles de ce livre?" Prends garde, je te prie, que "Dieu ne t'ajoute toutes les plaies qui y sont écrites!" surtout si le commentaire que tu ajoutes est tel qu'il absorbe entièrement le texte, en sorte que par cette tromperie des hommes et cette adresse qu'ils ont de séduire artificieusement, la précieuse promesse disparaisse et la Parole de Dieu soit anéantie. Oh! prends garde, toi qui retranches quoi que ce soit de ce livre, de manière à en affaiblir le sens et à n'y laisser qu'une lettre morte, prends garde que Dieu ne retranche ta portion du livre de vie!

Cherchons dans le contexte l'interprétation que l'apôtre donne lui-même de ses paroles. Il avait dit au verset cinq: "Vous savez que Jésus-Christ a paru pour ôter nos péchés, et il n'y a point de péché en lui." Quelle est sa conclusion? "Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l'a point vu ni ne l'a point connu." (1 Jean 3;6) Puis, avant de réitérer avec force cette importante doctrine, il donne cet avertissement bien nécessaire: "Mes petits enfants, que personne ne vous séduise" (1 Jean 3;7); car plusieurs chercheront à le faire, plusieurs voudront vous persuader que vous pouvez être injustes et commettre le péché, tout en étant enfants de Dieu! "Celui qui fait ce qui est juste, est juste comme Lui aussi est juste. Celui qui pèche est du diable; car le diable pèche dès le commencement." Puis vient le passage cité:

"Quiconque est né de Dieu ne pèche point, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu." "C'est à ceci," ajoute l'apôtre, "que l'on reconnaît les enfants de Dieu et les enfants du diable." Pécher ou ne pas pécher, telle est la marque facile à identifier. Et l'apôtre nous dit encore, dans le même sens, au cinquième chapitre: "Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même et le malin ne le touche point." (1 Jean 5;18)

La paix est un autre fruit de cette foi vivante. Car "étant justifiés par la foi [ayant tous nos péchés effacés], nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ" (Rom.5;1). En effet, c'est un legs que le Seigneur lui-même, la veille de sa mort, fit solennellement à tous Ses disciples. "Je vous laisse la paix", leur dit-il [à vous qui "croyez en Dieu et qui croyez aussi en moi"], "je vous laisse ma paix, je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre coeur ne se trouble point et ne s'alarme point." (Jean 14;27) Et au chapitre 16: "Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi." (Jean 16;22) C'est la paix de Dieu qui "surpasse toute intelligence", cette sérénité de l'âme qu'il n'est pas donné à l'homme naturel de concevoir, et que l'homme spirituel lui-même ne peut trouver de termes pour exprimer. Et c'est une paix que toutes les puissances de la terre et de l'enfer réunies ne sauraient lui enlever. Les flots et les orages se déchaînent contre elle, mais ne peuvent l'ébranler; car elle est fondée sur le roc. En tous lieux, en tous temps, elle garde les coeurs et les esprits des enfants de Dieu. Qu'ils souffrent ou qu'ils soient à l'aise , qu'ils soient malades ou bien portants, dans la pauvreté ou dans l'abondance, ils sont heureux en Dieu. Il ont appris à être toujours contents, en quelque position qu'ils se trouvent, et même àrendre toujours grâces à Dieu par Jésus-Christ; étant assurés que ce qui est, l'est pour le mieux, puisque c'est, àleur égard, la volonté de Dieu; en sorte que, quelles que soient les vicissitudes de la vie, "leur coeur demeure ferme, se confiant en l'Eternel".

II
La seconde marque, selon la Bible, qui distingue ceux qui sont nés de Dieu, c'est l'espérance, comme nous le montrent ces paroles de Pierre, écrivant à tous les enfants de Dieu alors dispersés: "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, par sa grande miséricorde, nous a fait renaître, en nous donnant une espérance vivante." ( 1 Pierre 1;3) L'apôtre parle d'une espérance vivante (grec: elpida zosan), parce qu'il y a une espérance morte, aussi bien qu'une foi morte; une espérance qui ne vient point de Dieu, mais de l'ennemi de Dieu et des hommes; et c'est ce que prouvent ses fruits; car, étant le produit de l'orgueil, elle engendre à son tour toute sorte de mal en paroles et en oeuvres; tandis que quiconque a en Christ cette espérance vivante, est "saint comme Celui qui l'appelle est saint". Quiconque peut dire en vérité à ses frères en Christ: "Bien-aimés, nous sommes dès à présent enfants de Dieu, et nous le verrons tel qu'il est,. . . se purifie lui-même comme Lui aussi est pur."

Cette espérance suppose d'abord le témoignage de notre propre esprit ou de notre conscience, nous assurant que "nous marchons en simplicité et en sincérité selon Dreu", puis le témoignage de l'Esprit de Dieu, "rendant témoignage avec notre esprit ou à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu", et que, "si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ".

Remarquons bien ce que Dieu Lui-même nous enseigne, ici, touchant ce glorieux privilège de Ses enfants. Qui nous représente-t-Il comme rendant témoignage? Ce n'est pas seulement notre propre esprit, c'en est un autre, savoir l'Esprit de Dieu: C'est Lui qui "rend témoignage à notre esprit". Et que témoigne-t-Il? "Que nous sommes enfants de Dieu" et, par conséquent, "héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui" (Romains 8;16-17), si nous renonçons à nous-mêmes, si nous nous chargeons chaque jour de notre croix, si nous endurons volontiers pour Lui les persécutions et les opprobres "pour être aussi glorifiés avec Lui". Et en qui l'Esprit de Dieu rend-il ce témoignage? En tous ceux qui sont enfants de Dieu. Car c'est par cela même que l'apôtre, aux versets précédents, prouve qu'ils le sont: "Tous ceux", dit-il, "qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu. Ainsi vous n'avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu l'Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba, Père!" Puis il ajoute: "C'est ce même Esprit qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu."

Le changement du pronom au 15° verset, mérite notre attention: "Vous avez reçu l'Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba, Père!" Vous tous qui êtes enfants de Dieu, vous avez, comme fils, reçu ce même Esprit d'adoption, par lequel nous crions Abba, Père: nous apôtres, prophètes, enseignants (car cette interprétation est bien permise), nous par qui vous avez cru, nous, "les ministres de Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu". Comme nous n'avons, vous et nous, qu'un seul Seigneur, ainsi nous n'avons qu'un seul Esprit; comme nous n'avons qu'une foi, nous n'avons qu'une espérance. Vous et nous, nous sommes scellés du même "Esprit de promesse" qui est les arrhes de votre héritage comme du nôtre, et cet Esprit témoigne également à vos esprits comme aux nôtres, que nous sommes enfants de Dieu.

Et c'est ainsi que s'accomplit cette parole: "Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés." (Jean 16;22) Car il est clair que si la tristesse peut, avant ce témoignage, remplir notre coeur (ou plutôt doit, en quelque mesure, le remplir lorsque nous gémissons sous la crainte et sous le sentiment de la colère divine), dès l'instant qu'un homme sent ce témoignage en lui-même, "sa tristesse est changée en joie". Quelle qu'ait été auparavant sa douleur, dès que cette heure est venue, il ne se souvient plus de son angoisse, tant est grande la joie qu'il a d'être né de Dieu. Vous êtes encore "privés du droit de cité en lsraèl", parce que vous sentez que vous n'avez pas cet Esprit; que vous êtes "sans espérance et sans Dieu dans le monde". Mais quand le Consolateur sera venu, "alors vous vous réjouirez", et même "votre joie sera parfaite", et "nul ne vous ravira votre joie" (Jean 16;22). "Nous nous réjouissons en Dieu," direz-vous alors, "par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui nous avons obtenu la réconciliation", "par qui nous avons accès à cette grâce, dans laquelle nous nous tenons fermes et nous nous réjouissons dans l'espérance de la gloire de Dieu". (Rom.5;2)

Vous que Dieu a "régénérés en vous donnant une espérance vivante", dit saint Pierre, "vous êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour obtenir le salut; en quoi vous vous rejouissez, quoique maintenant vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves; afin que l'épreuve de votre foi vous tourne à louange, à honneur et à gloire lorsque Jésus-Christ paraîtra"; Lui que vous n'avez pas vu, mais en qui "vous vous réjouissez d'une joie ineffable et glorieuse". (1 Pier.1;5 sq) Oui vraiment, ineffable! Il n'appartient pas à une langue humaine de décrire cette joie qui est par le Saint-Esprit. C'est "cette manne cachée que nul ne connait que celui qui la reçoit". Mais ce que nous savons, c'est que non seulement elle demeure, mais déborde dans les profondeurs de l'affliction. "Les consolations du Dieu fort sont-elles trop petites" pour ses enfants, quand tout bien terrestre leur fait défaut? Au contraire: là où les souffrances abondent, les consolations de son Esprit surabondent; tellement que les fils de Dieu "se moquent de la désolation", du mal, de la disette, de l'enfer et du sépulcre; car ils connaissent Celui "qui tient les clés de la mort et du séjour des morts" et qui bientôt jettera toute souffrance dans l'abîme où elle sera pour toujours engloutie; ils entendent déjà cette grande voix du ciel, disant: "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes et il habitera avec eux; ils seront son peuple et Dieu sera lui-même avec eux. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur; car les premières choses ont disparu." (Apoc.21;3-4)

III
La troisième marque distinctive de ceux qui sont nés de Dieu, et la plus grande de toutes, c'est l'amour, "l'amour de Dieu répandu dans leurs coeurs par le Saint-Esprit qui leur a été donné". (Rom.5;5) "Parce qu'ils sont fils, Dieu a envoyé dans leur coeur l'Esprit de son Fils, criant Abba! Père". (Galates 4;6) Par cet Esprit, regardant toujours à Dieu comme àleur Père réconcilié et qui les aime, ils crient à Lui pour leur pain quotidien et pour tout ce qui leur est nécessaire, soit pour le corps, soit pour l'âme. Ils répandent sans cesse leur coeur en Sa présence, "sachant qu'ils obtiennent les choses qu'ils Lui demandent". (1 Jean 5;15) Tout leur plaisir est en Lui. Il est la joie de leur coeur, leur "bouclier et leur très grande récompense". Il est l'objet de leurs désirs; "leur nourriture, leur breuvage est de faire sa volonté"; "leur âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et leur bouche le loue avec un chant de réjouissance". (Ps.63;5)

Et ici s'applique aussi ce que dit l'apôtre: "Quiconque aime celui qui l'a engendré, aime aussi celui qui est né de lui." (1 Jean 5;1) Son esprit se réjouit en Dieu son Sauveur. Il aime "le Seigneur Jésus en toute sincérité". Il est "uni au Seigneur dans un même esprit", son âme se repose sur Lui. li est pour elle tout aimable et "le porte-étendard entre dix mille". Il peut dire de coeur et avec intelligence: "Mon Bien-aimé est à moi et je suis à Lui." (Cant.2;16) "Tu es plus beau qu'aucun des fils des hommes; la grâce est répandue sur tes lèvres; c'est pourquoi Dieu t'a béni éternellement." (Ps.45;3)

Le fruit nécessaire de cet amour pour Dieu est l'amour pour notre prochain, pour toute âme que Dieu a faite, sans excepter nos ennemis, ceux-là mêmes qui maintenant "nous méprisent et nous persécutent", l'amour par lequel nous aimons tout homme comme nousmêmes, comme nous aimons nos propre âmes. L'expression dont se sert le Seigneur est encore plus forte quand Il nous dit "de nous aimer les uns les autres comme II nous a aimés". Le commandement qu'il écrit dans le coeur de quiconque aime Dieu n'est donc rien de moins que ceci: "Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres." Mais nous avons connu ce qu'est l'amour, en ce que Jésus-Christ a donné Sa vie pour nous; nous devons donc, nous aussi, donner notre vie pour nos frères. (1 Jean 3;16) Si nous nous sentons prêts à cela, alors nous aimons véritablement notre prochain. "Alors nous connaissons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères." (1 Jean 3;14) "A ceci nous connaissons que nous sommes nés de Dieu, que nous demeurons en Lui et Lui en nous, parce qu'il nous a donné de son Esprit" (1 Jean 4;13) d'amour. "Car l'amour est de Dieu, et quiconque aime [ainsi] est né de Dieu et il connaît Dieu. (1 Jean 4;7)

Mais, objectera-t-on, l'apôtre dit encore: "C'est en ceci que consiste l'amour de Dieu, que nous gardions ses commandements." (1 Jean 5;3) Oui, et cela n'est pas moins vrai de l'amour du prochain. Mais qu'en voulez-vous conclure? Que l'observation du commandement extérieur est tout ce que renferme ce précepte d'aimer Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme, de toute notre pensée, de toute notre force et notre prochain comme nous-mêmes? Que l'amour de Dieu n'est pas une affection de l'âme, mais seulement un service extérieur; que l'amour du prochain n'est pas une disposition du coeur. mais seulement une série d'oeuvres extérieures? Le simple énoncé d'une interprétation aussi extravagante suffit pour la réfuter. La pensée de l'apôtre est incontestablement que le signe ou la preuve que nous gardons le premier des commandements de Dieu, qui est de L'aimer, c'est si nous gardons le reste de Ses commandements. Car le vrai amour, s'il est une fois répandu dans nos coeurs, nous pousse à le faire; si nous aimons Dieu de tout notre coeur, nous ne pouvons que Le servir de toutes nos forces.

Voici donc le deuxième fruit de l'amour de Dieu (pour autant toutefois qu'on peut l'en distinguer): l'obéissance universelle à Celui que nous aimons et la conformité à Sa volonté; l'obéissance à tous les commandements de Dieu, intérieurs et extérieurs; l'obéissance du coeur et de la vie, dans toutes nos dispositions et dans toute notre conduite. Et parmi nos dispositions, une des plus saillantes, c'est d'être "zélé pour les bonnes oeuvres"; c'est d'avoir faim et soif de faire à tous les hommes toute sorte de bien; c'est de se réjouir "de dépenser et d'être dépensé pour eux", pour tout fils d'homme; n'attendant point de récompense en ce monde, mais seulement dans la résurrection des justes.

IV
Telles sont, d'après les Écritures, les marques évidentes de la nouvelle naissance. Telle est la réponse que Dieu Lui-même faite à cette grave question: Qu'est-ce qu'être né de Dieu? et, si nous consultons les oracles de Dieu, "tel est l'homme qui est né de l'Esprit".

Etre fils ou enfant de Dieu, c'est, au jugement de l'Esprit Saint, croire en Dieu, par Christ, de telle manière qu'on ne "commet point le péché", et qu'on jouit, en tous temps et en tous lieux, de cette "paix de Dieu qui surpasse toute intelligence". C'est espérer en Dieu, par le Fils de son amour, de telle manière que vous n'ayez pas seulement une bonne conscience, mais encore l'Esprit de Dieu, "témoignant à votre esprit que vous êtes enfants de Dieu", d'où résulte nécessairement que vous vous réjouissez en Celui "par qui vous avez obtenu la réconciliation". C'est d'aimer, plus que vous n'aimâtes jamais aucune créature, le Dieu qui vous a tant aimés, en sorte que vous ne pouvez qu'avoir pour tous les hommes le même amour que pour vous-mêmes; un amour qui, non seulement brûle toujours dans vos coeurs, mais dont les flammes réchauffent toutes vos actions, toute votre conduite, et font de toute votre vie "une oeuvre d'amour", une obéissance permanente aux commandements qui nous disent: "Soyez miséricordieux comme Dieu est miséricordieux;" "Soyez saints car je suis saint;" "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait."

Or, quiconque est ainsi né de Dieu "connaît les choses qui lui sont données de Dieu", il sait qu'il est enfant de Dieu, et il "peut assurer son coeur devant lui". Chacun d'entre vous qui a fait attention à mes paroles ne peut donc pas ne point reconnaître et sentir si, à cette heure, il est ou n'est pas enfant de Dieu. Répondez àDieu et non à un homme! Point de subterfuge! Il ne s'agit pas de votre baptême, mais de ce que vous êtes maintenant. L'esprit d'adoption est-Il maintenant dans votre coeur? Interrogez votre coeur. Je ne demande pas si vous fûtes "nés d'eau et d'esprit", mais êtes-vous maintenant les temples du Saint-Esprit qui habite en vous? J'admets que "vous avez été circoncis de la circoncision de Christ [selon l'image par laquelle saint Paul désigne le baptême]", mais l'Esprit de gloire, l'Esprit de Christ repose-t-Il maintenant sur vous? sans quoi, "avec votre circoncision vous devenez incirconcis".

Ne dites donc pas en vous-mêmes: "J'ai été baptisé une fois, je suis donc maintenant enfant de Dieu." Conséquence hélas! tout à fait insoutenable.

Ils ont été baptisés tous ces gourmands, ces ivrognes, ces menteurs et ces jureurs, ces moqueurs et ces médisants, ces impurs, ces voleurs, ces extorqueurs! Qu'en dites-vous? Sont-ils maintenant enfants de Dieu? En vérité, je vous dis, à vous, qui que vous soyez, à qui s'applique l'une de ces désignations précédentes: "Votre père c'est le diable, et vous faites les oeuvres de votre père." Au nom de Celui que vous crucifiez de nouveau, et dans les termes qu'Il employait pour vos prédécesseurs circoncis, je vous crie: "Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous le jugement de la géhenne?" Comment, à moins que vous ne naissiez de nouveau! Car maintenant vous êtes morts dans vos fautes et dans vos péchés. Dire qu'il n'y a de nouvelle naissance que dans le baptême, c'est donc vous sceller ~,our la damnation, vous condamner à l'enfer sans secours, sans espérance. Et n'est-ce pas ce que quelques-uns trouveraient bon et juste? Dans leur zèle pour l'Éternel des armées, ils disent peut-être: "Oui, retranche ces pécheurs, ces Amalécites! Que ces Gabaonites soient exterminés! Ils ne méritent rien de moins!" -- sans doute, ni moi, ni vous non plus. Ce que je mérite, ce que vous méritez aussi bien qu'eux, c'est l'enfer; et c'est par pure miséricorde que, contre nos mérites, nous n'avons pas été jetés nous-mêmes dans le feu qui ne n'éteint point. "Mais nous avons été lavés," direz-vous; "nous sommes nés de nouveau d'eau et d'esprit." Eux aussi; cela n'empêche donc point que vous soyez aussi peu avancés qu'eux. Ne savez-vous pas que "ce qui est élevé devant les hommes est en abomination devant Dieu?" (Luc 16;15)Venez, saints du monde, venez, gens honorés des hommes, qui d'entre vous jettera le premier la pierre contre eux, contre ces misérables indignes de "ivre, contre ces prostituées publiques, ces adultères, ces meurtriers? Mais apprenez d'abord ce que signifient ces paroles: "Celui qui hait son frère est un meurtrier." (1 Jean 3;15) "Celui qui regard une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son coeur." (Matthieu 5;28) "Hommes et femmes adultères, ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu?" (Jacques 4;4)

"En vérité, en vérité, je vous le dis, " vous aussi, "il faut que vous naissiez de nouveau." "A moins que vous ne naissiez," vous aussi, "de nouveau, vous ne pouvez voir le royaume de Dieu". Ne vous appuyez plus sur ce bâton brisé, en disant que vous êtes né de nouveau au moment de votre baptême. Qui est celui qui nie que vous étiez alors faits enfants de Dieu et héritiers du royaume des cieux? Mais, en dépit de tout cela, vous êtes maintenant enfants du diable, de sorte que vous devez naître de nouveau. Et que Satan ne vous persuade pas de disputer sur les mots dans un sujet si clair. Vous avez vu quelles sont les marques des enfants de Dieu: baptisés ou non baptisés, si vous ne les avez pas, il vous faut les recevoir, ou bien vous ne manquerez pas de périr éternellement. Et si vous êtes baptisés, votre seul espoir c'est qu'après avoir été enfants du diable, malgré votre baptême, vous pouvez encore recevoir "le droit d'être faits enfants de Dieu", vous pouvez "recevoir l'Esprit d'adoption, qui crie dans vos coeurs: Abba, Père!" (Romains 8;15)

Amen, Seigneur Jésus! Que celui qui préparera son coeur pour rechercher de nouveau Ta face, reçoive cet Esprit d'adoption et puisse s'écrier: "Abba, Père!", qu'il puisse encore croire en Ton nom pour être fait enfant de Dieu, pour savoir, pour sentir qu'il a par "Ton sang la rédemption, la rémission des péchés", et qu'il "ne peut pécher parce qu'il est né de Dieu!" Qu'il puisse "renaître" encore pour avoir "une espérance vive", pour "se purifier lui-même comme Tu es pur!" Etant fils, qu'il soit, par l'Esprit d'amour et de gloire reposant sur lui, "nettoyé de toute souillure de la chair et de l'esprit", et rendu capable "d'achever sa sanctification dans la crainte de Dieu !" (2 Cor.7;8)
il a le peche volontaire et non volontaire. nous somme tous des pecheurs ,il ny a personne de parfait dans tout les domaine de sa vie.beaucoup de religions mette des fardeaux sur les gens. il ya meme des chretiens qui se suicide ou font des depresion parse quils ons peche. beaucoup d,homme de DIEU ons peche . DAVID ,SALOMON , ELIE, etait des hommes avec un coeur pour DIEU. pour moi un chretien est -un pecheur. soit benis

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